A 10 heures, je m’y mets.

 

Comme vous le savez, j’ai rejoint le club ‘Pôle Emploi’ depuis bientôt un an. Je fais des formations, j’ai des rendez-vous, je n’ai pas le temps de m’ennuyer. Globalement, mes journées sont moins remplies qu’avant et surtout, je n’ai plus d’horaires de travail à respecter.

Je ne trouve jamais le temps long, j’ai toujours quelque chose à faire. Le problème est ailleurs.

Je suis conditionnée par les horaires, les chiffres ronds … du genre :  – A 10 heures, je m’y mets !

C’est idiot, cette fixette sur 10 heures. 9 h 46 ou 10 h 12, ça ne changera rien.

Imaginons … J’ai un dossier de formation à remplir.  A 9 h 30, je dis – A 10 heures, je m’y mets !

Et je fais quoi pendant cette attente ? Je meuble, j’utilise mon temps le plus inefficacement possible : je rêvasse, je regarde mes ongles, je joue avec le chien, je vais un peu sur Facebook, Instagram et je regarde défiler les minutes … pour arriver à 10 heures.

La gestion de ce temps est ennuyeuse et peu gratifiante.  Cette inaction, ce blocage, j’en suis responsable mais il m’est difficile de changer.

Je comprends que je perds mon temps, que je ne fais rien de constructif.

Il est vrai que nous sommes souvent dans l’attente.

  • d’un coucher de soleil, du week-end, des vacances.
  • d’un appel, d’une visite, d’une invitation.
  • de l’âme sœur, d’un meilleur job.
  • de plus d’argent, de plus de temps.
  • de l’heure du déjeuner, du spectacle qui va commencer, du train qui va arriver …

Et en attendant … On ne fait rien. C’est idiot de laisser filer l’instant présent.

Ces minutes mises bout à bout, c’est une réalité à exploiter, pas à gaspiller.

J’ai décidé de faire les choses maintenant, pas dans un quart d’heure !

  • Parce que je n’aime pas ces moments de rien, entre l’hypnose et la léthargie.
  • Parce que cela demande un effort pour ‘relancer la machine’. Difficile de reprendre une activité quand on a mis son cerveau sur pose.

Si vous avez des astuces, je suis preneuse.

 

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7 Commentaires

  1. Visiteuse

    En fait, votre réponse tactique à contrer ces chiffres ronds dépendra surtout du degré d’empoisonnement que prend cette manie dans votre vie.
    Jouer avec le chien ou vagabonder mentalement c’est plutôt chouette. Et puisque tout le reste, soit les obligations sont faites, ça change quoi dans le fond ?

    S’il faut-il coûte que coûte remplir ce temps “mort” par des trucs utiles, c’est encore se focaliser sur le tic-tac, la visualisation et la performance.

    Je crois qu’une manie et nous en avons tous, n’est pas une ennemie à terrasser, ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas essayer de s’améliorer. Si on la met en place et qu’elle n’est pas trop encombrante,
    elle peut tout simplement être un point d’équilibre.
    Je le dis d’autant plus volontiers, que je suis une “veilleuse” horaire. C’est pourquoi, j’ai 3 montres XXL que j’adore: une de printemps/été, une pour l’automne/hiver et une autre encore pour le sport.

    Pour l’astuce s’il vous en fallait une, j’essaierais le truc à l’envers: je me lancerais dès demain et sans réfléchir dans les tâches chiantes et me dirais : “bon à 10H00 ou 11H00 c’est relâche”.

    C’est juste une idée au passage mais sotte peut-être.

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    • Jo

      pas mal, cette dernière idée. Prendre le problème à l’envers peut être intéressant. J’y penserai à la rentrée. Là, c’est compliqué, mon mari est en vacances et on bâcle un peu le quotidien pour avoir du temps pour nos petites filles. En Août, mon mari reprend le travail et les amis passent à la maison en rentrant de vacances.
      Cela fera partie des bonnes résolutions de la rentrée.

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  2. matchingpoints

    L’une des matchingpoints n’a jamais travaillé (c’est elle qui écrit ce commentaire…) Je n’ai donc pas continue cette rupture ! Mais toute ma vie, je me sentais obligée à respecter des horaires, souvent celle des autres d’ailleurs. C’est sûrement l’éducation qui m’a inculqué cette notion de devoir.
    A « notre âge », on peut profiter de ces moments inactifs pour lire, se promener et s’instruire, sans mauvaise conscience, mais surtout ne pas rester dans un moment de paralysie mentale…
    Mais profitez de l’été

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    • matchingpoints

      Correction :Je n’ai donc pas connu cette rupture…

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    • Jo

      Nous avons tous notre propre rapport au temps, fruit de l’éducation et de notre rythme de vie. Mais je ne comprends toujours pas pourquoi je fixe des heures … 9 h, 10 h, 14 h au lieu de commencer tout de suite ce que j’ai à faire. C’est un mystère.
      Cela ne m’empêchera pas de profiter de l’été, surtout s’il commence à 6 h.

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  3. Sissi

    Oh comme je te comprends en ma qualité de grande procrastinatrice que je suis devenue depuis que je ne travaille plus. Le meilleur conseil que j’ai lu et que j’essaie d’appliquer est de ne pas penser à ce que l’on doit faire mais au résultat afin d’accroître sa motivation. Mais c’est tout de même difficile et c’est vrai que notre vie est faite d’une succession d’attentes d’évènements en tous genres attendus avec impatience et paradoxalement lorsque l’on se retourne, on trouve toujours que le temps est passé vite, si vite, trop vite, du temps perdu que l’on ne retrouve jamais même en cherchant bien.^^
    Je te souhaite un bel été ainsi qu’à toutes tes lectrices. 🙂

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    • Jo

      Drôle de paradoxe en effet ! Ces attentes et le temps qui passe trop vite.
      L’essentiel est de garder de la motivation pour faire les choses et ça, je n’en manque pas.

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