Bienvenue dans le quatrième âge.

 

On rêve tous de bien vieillir. Personne n’a la même définition mais, en règle générale, garder le plaisir de bouger, manger, voir ses enfants, des amis, suffit au bonheur des plus de 80 ans.

Si pour certains c’est le moment du déclin, voire de l’effondrement, d’autres tirent assez bien leur épingle du jeu. (Coucou Pierrette !)

C’était le cas de mes parents. Mon père a 87 ans, ma mère un peu moins. Ils vivent à plus d’une heure de route de notre maison et ont toujours refusé de quitter leur domicile. Jusque là, tout allait bien.

Depuis l’année dernière, ça se complique un peu. Fin 2016, mon père a été hospitalisé deux mois. Ma mère était perdue, surtout pour les démarches administratives.  Pour la première fois, j’ai vu leur relevé de compte et leurs factures.  En examinant le dossier ‘Assurances’, j’ai constaté qu’ils payaient encore une assurance professionnelle (mon père n’a plus d’activité depuis 1992). Un petit tour chez l’assureur a permis de détecter anomalies et doublons et surtout, la note a baissé de 800 euros par an.

Il faut se rendre à l’évidence, le monde actuel leur fait peur. La moindre démarche les inquiète. Je voulais leur faire comprendre qu’il était peut être temps pour eux de me faire confiance, de me faire une procuration sur leur compte. Loin de moi l’idée de partir au soleil avec leur petit pactole, je me disais – S’ils ont géré leur épargne comme leurs assurances, il ne doit pas rester grand chose !

Ce sont des paysans, habitués à économiser et à compter le moindre sou. L’argent, c’est tabou. Ils vivent avec moins de 1 000 euros par mois. J’ai retracé l’historique de leur épargne. Les personnes âgées sont des proies faciles. Leur conseiller bancaire a réussi à leur vendre un téléphone, une assurance obsèques … Et surtout, il joue à retirer des sommes d’un côté pour les investir dans un nouveau produit. Pour lui, ce sont de nouvelles primes. Mes parents ont maintenant une dizaine de comptes, avec souvent 500 euros dessus. Le calcul est vite fait, depuis leur départ en retraite, leur petit placement a subi les turbulences de la dernière crise et revient péniblement à son niveau de 2007. Ils ont l’impression d’avoir un trésor alors qu’ils n’ont pas grand chose. Je n’ai pas fait de commentaires, on ne bouscule pas l’épargne d’une vie. Mais maintenant, j’ai l’œil. Je pourrai réagir en cas de problème.

Internet me permet maintenant de gérer toutes les formalités administratives. C’est beaucoup plus simple pour eux et pour moi. Etant fille unique, cela ne regarde que nous trois.

Mais il y a tout le reste, le quotidien, toutes ces choses qu’ils ne peuvent plus faire. Je dois accepter le fait qu’ils vieillissent, que leur esprit est moins vif, qu’ils ont moins de forces.

Ils ne peuvent plus porter les packs d’eau, de lait. C’est trop lourd pour eux. Changer les draps du lit devient compliqué. Ils ne savent plus prévoir les menus, ils mangent toujours la même chose et ils refusent mon aide.  Ils se lèvent tard, font la sieste, se couchent tôt. A mon avis, ils passent trop de temps au lit.

Et il y a ces petits incidents : ces casseroles oubliées sur le feu, un traitement médical mal compris. Dernièrement, mon père a mis de l’essence dans sa voiture diesel …

De temps en temps, je leur demande de mettre en place un petit changement. Ils disent, invariablement – On ne veut pas.

Et à la question – Pourquoi ?, ils répondent :

Parce que. On a toujours fait comme ça.

Donc, ils ne veulent pas le portage des repas, l’aide ménagère qui pourrait les soulager.

Je laisse faire, je ne passe pas en force.

Je constate simplement que chaque marche descendue ne sera jamais remontée.

Un exemple : ils vivent en pantoufles, refusent les chaussures qui leur font mal au pieds, disent-ils.

On laisse les chaussures au placard.

Ils ont donc des chaussons antidérapants, faciles à enfiler, avec des scratchs. Là, encore, ils sont influençables. Le pharmacien a bien fait son job. Quand j’ai vu le prix des pantoufles !!! 80 euros. Le même investissement que pour une paire de baskets de marque.

Je sais que la prochaine étape sera difficile. Mon père conduit encore. Bien sûr, il fait de petits déplacements. Pour lui, c’est essentiel, il va acheter le pain, ses cigarettes. Il fait quelques courses.  Sur les portières, il y a des éraflures, à l’avant et à l’arrière, des bosses et des coups.

Lui enlever sa voiture, c’est le priver de son autonomie. Je rêve d’un véhicule autonome, programmant le trajet et détectant les dangers. Ce n’est pas pour tout de suite. En attendant, je n’ai pas le courage de lui dire de ne plus conduire.

Encore une marche à descendre.

De Gaulle avait raison, la vieillesse est un naufrage.

 

Photo à la une : Pinterest, Norman Rockwell

27 Commentaires

  1. Calou

    Bonjour Jo, je viens de lire cet article ô combien réaliste. Mes parents ont 84 et 80 ans et le problème c’est qu’ils se voient toujours comme s’ils en avaient 10 de moins. Mais, je le vois à des détails qu’ils déclinent, mon père cherche ses mots, ma mère confond la date de ses rendez-vous médicaux… Ce sont des retraités plutôt aisés, mon père a toujours son foutu voilier, il part en mer, seul, des après-midis entiers sans prévenir ma mère qui le cherche partout. Faire 800 kms pour retrouver leur maison de vacances ne leur fait pas peur, seulement mon père n’a plus que 3 points sur son permis… Il ne fait pas gaffe aux limitations de vitesse et comme le tien, sa voiture c’est encore son autonomie. Bref, je tremble souvent pour eux et pas moyen de les joindre, ni portable, ni ordi. Vive le vieux téléphone.
    Bref, peut-être est ce pour conjurer la vieillesse qui les gagne de vivre comme ça, d’une façon kamikaze.
    J’aime beaucoup votre blog et je vous embrasse

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    • Jo

      J’imagine l’angoisse de le savoir sur le voilier ou sur la route pour 800 km. Et nous, pendant ce temps, on s’agace, on cherche des solutions pour eux. Eux, ils se sentent invincibles, c’est bien ça le problème.
      Ils deviennent ingérables, comme des ados.
      Merci de me lire. Bon week-end.

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  2. chiffonsandco

    aucun doute là-dessus ! Pourquoi ne pas changer sa voiture contre une voiturette électrique ?

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    • Jo

      Parce que j’ai l’impression qu’il est plus en sécurité dans une voiture. La voiturette, en cas d’accident, ne protège rien.

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  3. Curated

    cest quand meme triste et déprimant detre automatiquement catalogué chaleureux et sage sous prétexte quon vieillit, et les gens qui nont pas vécu et/ou ont leur propre rythme dévolution, parfois chaotique ou tout le contraire enfant raisonnable adulte foufou on en fait quoi ? on les balance à la déchett ? vraiment cest horrible de vieillir, on na plus droit quà des miettes minables et à des roles de bonne denfants. best custom essay

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  4. manoudanslaforet

    Ton article résonne en moi!!!Ma mère va fêter ses 80 ans cette semaine…. Encore totalement autonome nous la voyon s quand même décliner au niveau physique… Je n’ose imaginer ce qu’il se passera quand elle deviendra dépendante…et comment elle acceptera ou non une aide extérieure…

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    • Jo

      C’est une question de caractère. Certains acceptent mieux les aides que d’autres. Il ne faut pas brusquer, il faut attendre l’évidence. Un ami de mon père conduisait, à 90 ans. A chaque sortie, il éraflait sa voiture, jusqu’au jour où il n’a pas pu viser une sortie (pourtant large) et il a pris le mur. Ce jour là, il a compris qu’il devait renoncer à la voiture.

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  5. Solange

    Oui Jo c’est un billet très juste et qui fait un peu peur aussi es-ce que nous aussi seront comme ça? Mon papa est passé par là et quand il a fallu le placer en maison de retraite car il n’était plus automne du tout ça a été un drame, j’ai terriblement culpabilisé mais que faire le prendre à la maison, il n’y a personne nous bossons toute la journée?
    Il n’est plus là malheureusement et François n’a plus ses parents non plus, c’est donc nous les vieux de la famille.
    Bon courage et j’espère qu’il vont garder la santé le plus longtemps possible
    Gros bisous

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    • Jo

      Dans cette histoire, il faut aussi ‘sauver sa peau’. Si mes parents perdent leur autonomie, la seule solution sera la maison de retraite. Pour l’instant, ils refusent l’idée, je laisse faire. On verra le moment venu.

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  6. La Baladine

    J’ai assurément de la chance. Ma mère va fêter ses 86 ans, elle est veuve depuis 14 ans et assure tout toute seule. Papiers, factures, courses, ménage, vacances, ciné, spectacles… Seule ou avec une copine…
    Ça contribue certainement à ma vision positive de la vieillesse.
    A côté de ça, j’ai une tante atteinte d’Alzheimer… Morale de l’histoire: profiter, vivre!
    Bisous

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    • Jo

      Vacances, ciné, spectacle … Ils ne connaissent pas. Heureusement, il leur reste le journal et la télévision, des distractions à moindre coût.
      Mon père loue les bâtiments de la ferme à un groupement d’agriculteurs. Chaque jour ou presque, ils viennent chercher ou déposer du matériel.
      Mes parents peuvent ainsi bavarder un peu et en plus, ils restent dans leur univers ‘agricole’. Je sais qu’ils ne souffrent pas de solitude, mais parfois de lassitude et ça, c’est compliqué à gérer. Il faut leur remonter le moral.

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      • La Baladine

        Tout ça reflète bien les difficultés dramatiques du monde paysan… Une longue vie de dur travail, et pas de retraite convenable. c’est intolérable…
        Tout ça est difficile à vivre pour toi, je le comprends bien. Je t’embrasse affectueusement.

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        • Jo

          C’est vrai que mon père a une petite retraite et ma mère a environ 200 euros car elle n’était pas déclarée agricultrice.
          A leur niveau, l’argent n’est pas un problème. Ils ne dépensent même pas ce qu’ils ont mensuellement. S’ils avaient 2000 ou 3000 euros, ils réagiraient de la même façon. Ils refuseraient de dépenser pour restaurant, sorties, loisirs. Pour eux, c’est du gaspillage. Je connais bien le monde paysan, il faut ‘économiser’, on a l’impression que c’est leur seule satisfaction.

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  7. VIGUIER

    Même combat avec les parents de mon mari. Très difficile pour eux de se décharger de tout. Ils ne comprennent pas que l’on veut juste les soulager sans en profiter.
    Donc tant qu’il est encore temps il faut essayer d’en savoir le maximum sur leur gestion, car après (pour notre cas) ils ne se souviennent plus de rien, et à nous les tracas administratifs. Bon courage !

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    • Jo

      Pour moi, c’est bon. J’ai ‘retracé’ leur épargne et je gère tout par internet. En fait, ce n’est pas grand chose : vérifier le virement des retraites, passer les assurances et les quelques charges en virement automatique et faire la déclaration d’impôts. Au niveau de la succession, tout est fait depuis longtemps, usufruit et nue propriété. C’est important aussi.
      C’est vrai que mon père oublie un peu. Il avait parfaitement intégré la valeur euros et maintenant il parle en francs, il mélange les deux.
      Ils ont encore la chance d’être tous les deux, c’est l’essentiel.

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  8. beatrice

    Une fois de plus je me retrouve dans e que tu dis!
    Mes parents (87 et 89 ans) sont dans cette situation de « plus ou moins autonomes mais pas totalement quand même » et moi aussi je suis fille unique. Je n’ai pas encore trouvé le moment opportun pour réussir à avoir une procuration sur les comptes de mon père… (ceux de ma maman ça s’est fait après son AVC il y a une dizaine d’années mais je ne m’en occupe que très peu car mon père dit tout gérer – comme il l’a toujours fait – sur le net).
    Je fais l’autruche sauf quand il y a un gros souci comme récemment lorsqu’il s’est fait arnaquer de 800€ par une pseudo boîte informatique censée « nettoyer son ordi qui -selon eux- avait fait l’objet d’une cyber attaque… Sans commentaire!
    J’aimerais tellement qu’ils comprennent que quand je leur conseille quelque chose, qu’il s’agisse de leur quotidien ou de leur épargne, c’est juste par souci de leur bien être, pas pour les embêter …

    Réponse
    • Jo

      On se retrouve avec ces problèmes car nous sommes de la même génération. Quand je pensais à mes 55 ou 60 ans, j’imaginais un mi-temps, des petits enfants. Je n’avais jamais pensé à la perte d’autonomie de mes parents. J’avais l’impression qu’ils pourraient se gérer éternellement.
      Quand on en parle avec nos filles, on dit – Non, nous on ne deviendra pas comme ça.
      Et elles nous répondent : – Mais, si, avec vos fichus caractères, ce sera pire !
      Mercredi dernier, il faisait très froid. Mon père avait décidé de bricoler un truc dans le garage. Il est enrhumé, impossible de le raisonner pour rentrer au chaud. Et bien, advienne que pourra, les températures négatives, ça tue aussi les microbes. Zut, à la fin …

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  9. Marie-France-France

    Ce billet reflète hélas une réalité qui fait mal au cœur pour les enfants qui voient leurs parents décliner irrévocablement. Je le vous chaque jour avec maman qui vient de fêter ses 81 ans.

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    • Jo

      C’est vrai, ça fait mal au cœur. Mais de temps en temps, d’autres sentiments prennent cette place. La colère, parfois et de plus en plus souvent, je baisse les bras. Je laisse faire. Je ne vais pas passer mes journées à argumenter pour qu’ils fassent le contraire dès que j’ai le dos tourné.
      Bon courage à toi.

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  10. Sissi

    Je perçois bien la peine et l’inquiétude que tu ressens, et je le comprends. C’est d’autant plus difficile que les personnes âgées s’accrochent à ce qu’elles connaissent et ne veulent pas changer leurs habitudes. Et que de vautours tournent autour (même si la loi interdit de démarcher et de vendre quoi que ce soit à des personnes de plus de 80 ou 82 ans). Ma grand-mère, qui vivait avec la pension de réversion de mon grand-père décédé à 50 ans d’un cancer, avait de très petits moyens et refusait l’aide de ses filles. Son banquier ne s’était lui pas privé non plus de lui faire ouvrir un livret B, ce qui la privait du bénéfice à la CMUC. Elle devait donc payer intégralement sa mutuelle complémentaire, soit plus de 100 € par mois alors qu’étant en bonne santé, elle n’allait quasiment jamais chez le médecin. Ma tante avait dû se rendre à sa banque et se fâcher en leur disant qu’ils devraient avoir honte d’abuser d’une vieille dame de 97 ans.
    Pour tes parents, aurais-tu la possibilité de t’entendre avec des voisins plus jeunes pour qu’ils les aident ? Tes parents accepteraient-ils leur aide ? Et si c’était contre rétribution convenue entre lesdits voisins et toi, pourrais-tu te le permettre ? Bien sûr, il faudrait que tu trouves des personnes sérieuses, disponibles, dévouées et honnêtes.
    Mon mari n’a plus ses parents et je n’ai plus que mon père, et avec mes sœurs nous pensons à ce moment où il ne sera plus autonome même si pour l’instant, il a toute sa tête, est parfaitement valide et en bonne santé. J’envisage de me rapprocher car nous sommes toutes loin (à minimum 400 km) mais pour mon mari qui travaille encore et n’a aucune attache à Nantes, ce ne sera pas facile de bousculer toute sa vie surtout que lui a de sérieux soucis de santé qui nécessitent un suivi très régulier. Alors pour l’instant je vais le plus souvent possible voir mon père et passe du temps avec lui car même s’il se débrouille très bien, il n’en demeure pas moins qu’il est très très seul et très isolé. Il ne se plaint jamais mais on sent bien que la solitude lui pèse énormément. Heureusement, il a sympathisé avec un voisin super sympa, âgé de 95 ans et tout à fait autonome aussi, et ils mangent tous les 2 ensemble tous les midis dans un petit restaurant de quartier.

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    • Jo

      C’est parfait pour ton papa d’avoir un nouvel ami avec lequel il peut bavarder et prendre ses repas.
      Veuve, ma grand-mère a passé 10 belles années avec une voisine. C’était une de ses amies d’enfance qui était revenue au village à la retraite. Elles cuisinaient ensemble le midi et épiaient le voisinage ; ça leur passait le temps.
      Mes parents n’ont plus d’amis de leur génération (ils sont décédés, chez leurs enfants ou en maison de retraite)
      Par contre, il y a quelques quinquas qui vivent pas loin.
      Comme je leur interdit de bricoler en hauteur, ils demandent parfois de l’aide pour changer une ampoule, mais ça s’arrête là. Ils n’ont pas d’affinités avec eux.
      S’ils perdent leur autonomie, il ne restera que la solution de la maison de retraite. Ils crient haut et fort qu’ils n’y mettront jamais les pieds. L’avenir le dira.

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  11. Nadine jai50ansetapres

    Fille unique c’est dur ! Après même à plusieurs enfants, c’est toujours le même qui s’occupe des parents ! Tu as de la chance de les avoir autonomes tout de même et qu’ils soient encore tous les deux à cet âge ! L’avenir va se compliqué en effet !

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    • Jo

      Je suis d’accord avec toi. Fille unique, ce n’est pas plus difficile qu’à plusieurs. On sait très bien que c’est toujours le même qui est sollicité (celui qui a le plus de temps, souvent)
      C’est vrai, jusque là, c’était facile. L’avenir, j’y pense un peu mais pas au point de ruminer là dessus toute la journée. On verra bien, le moment venu.

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  12. Janachète

    Comme je comprends ce que tu dis .
    Heureusement que ma soeur vit avec mes parents.
    Elle les aide physiquement.
    Par contre je suis la seule â conduire maintenant et m’occuper du côté administratif.
    Pareillement à toi j’ai eu un mal fou à obtenir procuration sur leur compte .Ils ont peur de je ne sais quoi . J’ai du me fâcher.
    Enfin ….Comment serons nous ???
    Ça me fait peur !
    Bises Jo .

    Réponse
    • Jo

      Comment serons-nous ? Comme eux, et même pire … Disent nos filles. C’est encourageant.
      Je vois que nous sommes dans la même galère toutes les deux. Ma mère ne dit pas grand chose mais elle est soulagée de voir que j’ai pris les comptes en main et que j’ai modifié ce qui n’allait pas. Je crois qu’elle avait compris que mon père était un piètre gestionnaire … Elle aurait pu me le dire plus tôt !
      Tu vois, quand j’imaginais mes 55 ans, j’avais complètement oublié qu’il fallait s’occuper de ses parents. Pour moi, je les voyais autonomes jusqu’à 100 ans. On a pas encore inventé la pilule de la jeunesse éternelle. Demande à ton mari si les recherches avancent, c’est urgent.

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  13. matchingpoints

    Vos phrases sont terriblement réalistes ! Ce qui est choquant c’est les fait que d’autres profitent de leur âge. Avec Internet ( un atout formidable parfois) vous pouvez gérer leur compte en banque. Pour le reste, ce sera plus difficile à gérer à distance !
    Nous avons aussi nos mères très très âgées, pour le moment elles vont bien où sont prises en charge. Mais c’est bien triste de les voir diminuées !

    Réponse
    • Jo

      C’est triste de voir qu’ils perdent pied, qu’ils ne voient pas les choses comme nous. Comme ils sont tous les deux, ils sont certains d’avoir raison. Si j’aborde un petit changement, ils se disent – Mais qu’est-ce qu’elle raconte ?
      Je sais qu’ils n’approuvent pas nos voyages, nos vacances. Ce sont des paysans. Partir à New York, en Californie, ça les dépasse. Ils disent – Et qu’est ce que tu vas y faire, tu n’es pas bien chez toi ? Et tout cet argent dépensé ! Et si l’avion s’écrase !
      Définitivement, nous ne pouvons plus nous comprendre sur beaucoup de choses.

      Réponse

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