Quand l’heure de la dépendance arrive.

 

Personne ne se dit un jour avec enthousiasme – Et si j’allais vivre en maison de retraite ! 

Personne ne rêve d’aller en maison de retraite. Tout le monde a envie de mourir dans sa chambre, dans son lit. On aimerait s’endormir et ne pas se réveiller, comme ça, tout simplement, chez soi.

C’est le scénario idéal mais la vérité est parfois moins ‘glamour’.

En début d’année, ma belle-mère a perdu l’équilibre. Elle est tombée et a été transportée à l’hôpital. Rien de grave, des bleus, des bosses. Quelques semaines de soins et le retour à domicile était programmé.

Son état s’est aggravé : embolie, soins intensifs. Pronostic vital engagé.

Quinze jours d’incertitude pendant lesquels elle a mené un combat acharné contre la maladie.

Elle a repris des forces mais elle tenait des propos incohérents, elle était agressive. Son séjour en maison de repos n’a pas résolu le problème.

Il fallait se rendre à l’évidence, elle ne rentrerait pas chez elle.

On ne choisit pas d’aller en maison de retraite. Ce sont souvent les enfants qui prennent la décision.

On ne choisit pas sa maison de retraite. Dans l’urgence, on va là où il y a une chambre disponible.

Les enfants se réunissent, s’interrogent sur le financement. Il faut puiser dans le patrimoine, vendre la maison ou mettre la main au portefeuille si la personne âgée n’a pas d’épargne ou n’est propriétaire de rien.

Pour résoudre le casse tête financier, on se familiarise avec l’ APA, l’ASH, l’APL, l’ALS. On prend rendez-vous avec une assistante sociale.

Les prix font le grand écart selon les régions. Un séjour sur la côte d’azur, on y pense même pas !

Donc, ma belle-mère est en maison de retraite. L’établissement est agréable, les chambres individuelles sont confortables. Plusieurs espaces de vie sont à sa disposition. Les repas sont de ‘vrais repas’, variés, pris en compagnie d’autres résidents. Quatre personnes par table, une place bien à soi, toujours la même.

Jeudi après midi, un chanteur est venu les distraire. Quelques chansons au piano, c’était la fête !

A chaque visite, nous observons ce qui se passe.  Les résidents ne sont jamais ‘brusqués’, simplement accompagnés. La parole, le regard, les gestes sont mobilisés.

L’entrée en maison de retraite, c’est autour de 88 ans en moyenne.

Ma belle-mère a 85 ans.

On a lu, entendu des horreurs sur les maisons de retraite. On sait qu’il y a insuffisance d’effectifs et de moyens.

Là, c’est une petite structure. L’infirmière n’est jamais loin. Les résidents ne sont jamais seuls. Le personnel aide ceux qui veulent se déplacer, canalise ceux qui montrent des signes d’agressivité ou prend la main de ceux qui ont le regard vide.

La maison de retraite, ce n’est pas la vie de château. Ma belle-mère n’a pas les moyens de s’installer au Ritz comme l’avait fait Coco Chanel.

Nous pensons avoir choisi la meilleure solution, pour elle, pour sa sécurité.

 

Photo à la une : freepik

32 Commentaires

  1. Patricia Mazué

    J’ai beaucoup aimé ton article, Maman est chez elle pour le moment et est assistée par 4 aides soignantes , sa pension y passe et c’est notre choix. J’ai essayé des années de prendre en charge et je me suis épuisée. Si à l’époque nous avions trouvé un établissement comme celui de ta belle mère nous n’aurions pas hésité, ne serait-ce que pour qu’elle soit en compagnie et aussi bien suivie.
    Ce n’est pas facile mais il y a une certitude c’est qu’il faut des professionnels et que toute la bonne volonté du monde des enfants est inefficace ; et même si c’est difficilement acceptable il faut admettre que les professionnels sont indispensables , ils savent gérer.
    Merci encore pour ton article

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    • Jo

      La bonne volonté des enfants n’est pas inefficace. Le problème, c’est l’épuisement des aidants. Nous sommes une génération prise entre nos parents, nos enfants et petits enfants.
      Si je fais le choix de gérer mes parents et ma belle-mère, il ne me reste plus de place pour mes petits enfants. L’idéal, c’est de répartir le temps.
      Quand je passe une journée avec mes parents, rien ne me fait plus plaisir que de voir, le lendemain, les progrès que fait notre petite fille qui a 11 mois.
      Et il faut garder du temps pour soi. C’est important aussi.
      Merci de ce commentaire

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  2. Visiteuse

    Il y a 2 ans, mon oncle atteint d’Alzheimer était à l’hôpital d’où il a pris la fuite en pleine nuit. Il a escaladé la fenêtre de sa chambre en grimpant sur une chaise, puis le mur du parc pour ensuite marcher suffisamment longtemps pour arriver en ville.
    Cela a été assez épique et l’on a mis pas mal de temps avant de le retrouver tout égratigné car se cachait derrière les arbres, les portes cochères, puis dans un fossé où il a été repéré par la police. Mais rien à faire, pas moyen de le faire sortir de là : « non, non je ne viens pas, il y a la mafia qui m’attend à l’hôpital et elle veut me tuer ; t’es qui toi d’abord, la mafia a des complices dans la police ! ».
    Ma cousine est venue le récupérer et l’a ramené chez lui.

    En fait sa cavale s’est déroulée comme dans ce bouquin désopilant de « l’homme qui ne voulait pas fêter son anniversaire ».
    Sauf que le héros du livre a bien toute sa tête.

    Un jour, à moins que d’ici là, un remède miracle soit trouvé contre les maladies neuro-dégénératives, ce sera nos enfants qui à leur tour et grande culpabilité, nous placeront dans ces structures bien commodes, il faut l’admettre…
    Les statistiques sont bien cruelles.

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    • Jo

      Le pauvre, il devait être terrorisé. Ma belle-mère voit parfois des ‘complots’ autour d’elle mais impossible de sortir par la fenêtre et elle ne connait pas le code pour l’ ascenseur ou l’escalier.
      Ce serait bien, une petite pilule magique, qui nous rendrait nos facultés quand on commence à perdre la mémoire.
      Dans la silicon valley, les chercheurs ont déjà des pistes pour les maisons de retraite. Le vieillard connecté, c’est l’avenir. Il sera pris en charge par un robot qui lui fera la conversation, pilotera son fauteuil roulant et détectera les anomalies. En cas de problème, un autre robot remplacera le chirurgien.
      Ils sont forts, ces américains !

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  3. chiffonsandco

    ma belle-mère y est aussi , même si elle est plus jeune car elle est atteinte de la maladie d’Alzheimer : elle ne s’alimentait plus, se négligeait, malgré infirmière, aide ménagère, kiné et orthophoniste qui venaient à la maison. Il n’y avait pas d’autre choix! Ma mère y est passée aussi, mais ne l’a pas supporté…

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    • Jo

      Au départ, nous avons réfléchi à toutes ces aides à domicile mais cela supposait aussi des moments où elle serait seule. Impossible !
      A la maison de retraite, elle n’est jamais seule. Elle est souvent dans une grande salle où les résidents reçoivent des visites. Il y a du passage, des mouvements. Finalement, c’est mieux pour elle que d’être seule dans son salon toute la journée.
      Elle ne demande jamais à partir, à revenir chez elle.
      On lui a expliqué qu’elle était en maison de retraite, que nous allions vendre sa maison. Elle semble comprendre et elle oublie. Ce n’est pas Alzheimer, c’est un caillot de sang qui a fait des dégâts dans le cerveau.

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  4. manoudanslaforet

    Sujet hélàs de plus en plus présent dans notre société… on a eu la chance de pouvoir rester auprès de mes beaux parents jusqu’à la fin (ils habitaient juste en dessous de chez nous..) pas facile tous les jours mais tellement plus humain (quand on peut bien sur..) je n’ose penser à ce moment qui arrivera peut être avec ma propre mère….

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    • Jo

      C’est certainement ‘plus humain’ de maintenir les personnes âgées chez elles. Je ne sais pas si je serais capable de passer une partie de mes journées avec ma belle-mère. Malgré toute ma bonne volonté, il me serait difficile de l’accompagner au quotidien. Elle est très agitée la nuit, elle répète des trucs en boucle, elle tient parfois des propos incohérents.
      Quand nous allons la voir, nous acceptons son état. Nous avons un rituel, on lui montre les films de nos petites filles, on fait une promenade. Parfois, la conversation est apaisée, avec du sens. Parfois, elle raconte n’importe quoi. On ne peut rien maîtriser, elle non plus.
      Pour nous, c’est facile, c’est 2 heures de temps en temps.
      Si elle était en dessous de chez nous, ce serait invivable : inquiétude, recadrage à toute heure du jour et de la nuit. Ce serait un épuisement physique et moral qui conduirait sans doute à une agressivité de notre part, parfois.
      Moi aussi, je pense à mes parents qui refusent la maison de retraite et qui perdent leurs forces peu à peu.

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  5. sOA.COULEURCAFE

    Une décision pénible et douloureuse pour la famille mais surtout pour l’intéressé(e). J’imagine à quel point c’est douloureux mais comme tu dis, vous lui avez assuré la meilleure solution ! Courage !

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    • Jo

      C’était plus difficile pour nous que pour elle. Elle ne se rend pas trop compte, elle pense qu’elle est encore à l’hôpital.
      C’est un peu pareil, une chambre et du personnel en blouse blanche.

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  6. Sophie

    J’aime beaucoup ta façon de poser la situation. J’ai l’impression que même si cela a été soudain , la décision est assumée et que votre esprit est soulagé.
    Mes parents avaient choisi de vivre à un moment dans le même immeuble que moi, j’ai trouvé cela un peu « collant » mais il n’y a eu que des avantages. Lorsqu’ils étaient en forme, ils pouvaient garder les enfants quand nous sortions, puis quand leur santé a décliné , je n’avais qu’un étage à descendre pour aller m’occuper d’eux.
    J’ai été seule devant leur maladie, leur fin de vie. Cela m’a pris tellement de temps de ma vie personnelle, mais j’aimerais qu’ils soient encore là pourtant.
    Pour eux aussi il n’était pas concevable d’aller en maison de retraite (pourtant ma mère avait mis les siens en maison de retraite).
    J’espère que maintenant tout va bien aller pour ta belle-mère et ta famille.

    Réponse
    • Jo

      Une de mes belle-sœurs voulait s’occuper de ma belle mère. Elle se sentait ‘redevable’ car ma belle-mère avait gardé ses enfants.
      Dans ton cas, cela a pris du temps, de l’énergie mais tu sembles satisfaite de l’avoir fait.
      Ma belle-sœur, seule et déjà malade, ne pouvait pas assumer une telle charge. Difficile de le lui faire comprendre, je pense qu’elle se sent coupable, elle a du mal à l’accepter.
      4 enfants, 4 histoires différentes, 4 avis différents, il ne faut pas croire que les décisions se prennent facilement. Il y a des paroles difficiles à encaisser, des reproches pour des ‘broutilles’. Le but est de ne jamais envenimer les choses, de ne pas aller jusqu’à la violence verbale ou physique (ce que l’on voit parfois).

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  7. Dhelicat

    Vous avez semble t il trouver une bonne maison… on vit cela avec mes parents mon père dépendant est encore chez lui avec ma mère et mon fils l’hospitalisation a domicile a ete la solution intermédiaire pour eviter le placement il naurait pas survécu il va fêter ses 92 ans… en même tps c’est une décision difficile ce maintien à domicile car ma mère 86 ans fatigue et refuse de se faire aider autrement qu’avec les infirmiers 2 fois par jour et quand ils passent à 15h30 pour le mettre en pyjama parfois il faut le rechanger …et le kiné 3 fois par semaine alors je me dis que la prise en charge ds une maison bien permet peut être de finir sa vie plus sereinement mais ils sont en région parisienne et les maisons sont comme tu dis chères et pas top… merci de ce billet bises bon weekend

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    • Jo

      Rien à redire pour cette maison de retraite. Les locaux sont agréables et le personnel disponible. Le maintien à domicile n’était pas envisageable pour ma belle-mère. Elle est d’humeur instable et par moments, elle n’est plus cohérente dans ses propos.
      Mes parents sont encore chez eux mais leurs forces diminuent. Ils refusent l’idée de la maison de retraite. Le premier palier sera le maintien à domicile mais quand les personnes sont trop faibles ou qu’elles perdent un peu la mémoire, il ne reste que cette solution.
      Bon week-end.

      Réponse
  8. Janachète

    Je suis en plein dans les problèmes de fin de vie avec mon papa en ce moment.
    On a choisi comme il.le souhaite de le soigner et l ‘accompagner chez lui . Mais il n’est pas seul . Ma maman et ma soeur vivent avec lui .
    Cependant nous vivons des moments très difficiles.
    Bon week-end. Bon courage pour belle maman !
    Bises !

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    • Jo

      Effectivement, ce sont des moments difficiles. Mon beau père était parti, comme ça, chez lui. C’était son souhait.
      Ma belle mère ne se rend pas trop compte. Comme elle est restée longtemps à l’hôpital et en maison de repos, elle ne sait pas trop où elle est. On lui explique, elle comprend et deux heures plus tard, elle ne sait plus.
      Pareil pour les petits enfants, elle ne sait plus.
      Elle a un bon état général et semble s’adapter au rythme de la maison de retraite. Elle a un traitement pour éviter les moments d’angoisse ou d’agressivité mais elle n’est pas amorphe, elle a encore de l’énergie et son visage s’illumine quand elle nous voit.
      Je pense que c’est la meilleure solution pour elle. Mon mari et moi l’avons bien accepté, c’est plus difficile pour ses filles, c’est normal.
      Bon courage à vous. Bises

      Réponse
  9. Lou

    Maman a 85ans. Ce n’est pas tous les jours facile pour elle, mais elle sort encore, a des amis autour d’elle. J’habite à 300km et je suis toujours inquiète pour elle.
    Mes frères et soeurs habitent tout près mais pas tous les jours disponibles. Souvent je lui parle de la maison de retraite mais c’est un non catégorique, elle veut rester chez elle et partir dans son lit…
    Difficile tout ça…
    Merci pour cet article Jo.

    Réponse
    • Jo

      Ma belle-mère était également en bonne forme, il y a 6 mois.
      Une chute, une embolie, un caillot de sang au niveau du cerveau et on passe vite à l’état de dépendance.
      Mes parents sont chez eux, à deux c’est plus facile. Ils refusent d’entendre le mot ‘maison de retraite’. On verra, pour l’instant on ne se pose pas la question, leur état dictera notre décision.
      Bon week-end.

      Réponse
  10. zenopia

    C’est ce qu’il a fallu faire avec ma grand-mère, il y a de nombreuses années… Ce n’est jamais simple ni pour la personne âgée, ni pour la famille… Mes parents y réfléchissent. Ma BM a déjà prévu la chose.

    Réponse
    • Jo

      Ma grand-mère a fini ses jours en maison de retraite. C’était dans les années 90, j’avais l’impression que les résidents étaient tous ‘drogués’, ils avaient le regard vide, c’était sordide.
      Dans la maison de retraite de ma belle-mère, il y a quand même des activités, du mouvement, des familles qui passent dans la journée.
      Les traitements ont évolué. Ma belle mère a besoin d’un traitement contre l’agressivité et l’angoisse mais on n’a pas l’impression qu’elle est ‘assommée’ par des petites pilules roses, elle reste lucide (dans la mesure de ses capacités).

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  11. nadine pavard

    On a la chance de ne pas avoir de patrimoine, donc pas de maison de retraite et suffisamment d’enfant pour qu’on puisse prendre le relais chacun son tour. Ca sera dur j’imagine bien…
    Sur ce, bon week-end.

    Réponse
    • Jo

      S’en occuper à la maison, mes belles-sœurs voulaient le faire. Le médecin leur a décrit un quotidien difficile, un épuisement. La maison de retraite semble être la seule solution. Effectivement, il y a le problème du paiement.
      Il y a des barèmes établis, ceux qui ont moins de revenus n’ont pas les mêmes charges, c’est normal.
      Quand le problème se pose, il y a quelques réticences, des mots qui font mal, des règlements de compte du passé.
      Il faut avancer, ne pas envenimer les choses et penser que c’est pour elle que l’entente doit se faire.
      Ce n’est pas toujours facile.

      Réponse
  12. Bouchine

    Oh la la tu ne sais pas à quel point ton article me parle!
    Mes parents qui sont respectivement agés de 87 et 89 ans vivent encore chez eux mais en plein Paris c’est de plus en plus difficile…
    Petits puis gros oublis, absences, (ma maman ayant eu un AVC il y a 9 ans n’ose plus sortir seule de chez elle bien qu’ayant – à peu près – récupéré ses facultés..), en plus leur appartement est au 4ème étage et il n’y a pas d’ascenseur!!! Même moi j’ai parfois du mal alors imagine eux!
    La question s’est posée et ils m’ont dit qu’ils préféraient mourir qu’aller « en maison »…
    On avait même trouvé un appartement dans le même – joli – quartier qui fait leur fierté et qu’ils ne veulent pas quitter, l’agence faisait une « opération blanche » c’est à dire que le prix était à peu près équivalent même avec les frais de notaire et de déménagement et au dernier moment ma maman a refusé.
    Étant fille unique je serai seule à prendre ou pas la décision… Ça me panique!!!
    J’essaie de ne pas y penser alors que je sais que je ferais mieux d’anticiper…
    Bon week-end!
    Pour le moment j’essaie d’aller les voir tous les jours après mon travail et de résoudre les innombrables problèmes inhérents à cette situation…

    Réponse
    • Jo

      Je suis dans la même galère que toi pour mes parents. Ils ne veulent pas entendre parler de la maison de retraite.
      ils refusent le portage des repas (c’est pas bon !), ils ne veulent pas de femme de ménage (elle nous dérange !)
      Pour l’instant, ils font le ménage et un peu de cuisine et ça les occupe toute la journée. Au moins, ils ne s’ennuient pas. J’y vais assez souvent, mais jamais le même jour pour ne pas leur donner une ‘habitude’.
      Chaque semaine, il y a un problème. Mercredi dernier, ma mère s’est affolée – Ton père ne sait plus changer les chaines de la télé et hier soir, il n’a pas su l’éteindre, il a été obligé de la débrancher ! Ma mère voyait déjà un état très grave. En fait, il fallait simplement changer les piles de la télécommande ! Pfff !
      Ma belle mère va finir ses jours dans cette maison de retraite, je crois que c’est une bonne décision pour tout le monde.

      Réponse
  13. solange

    Je comprends Jo car nous avions du, il y a 4 ans placé mon papa en maison de retraite car il ne pouvais plus resté tout seul, l’endroit étais sympa et plutot (agréable) mais lui ne s’y faisait pas du tout et je sais que ce fut une période difficile et douloureuse car on se sent coupable mais comment faire quand on travaille à temps plein et quand on habite pas dans la même ville, c’est vraiment un casse tête!
    J’espère que l’état de ta belle mère va s’améliorer?
    Des bisous

    Réponse
    • Jo

      Dans ton cas, effectivement, la culpabilité pèse lourd.
      Pour nous, c’est différent. Elle ne fait pas la différence entre l’hôpital et la maison de retraite. Avec son traitement, elle est apaisée et semble ‘heureuse’.
      Non, son état ne va malheureusement pas s’améliorer. Si ça reste stable, ce sera déjà bien.
      Un jour, j’aurai le même problème avec mes parents. Je suis à plus d’une heure de route de leur domicile et ils refusent l’idée de la maison de retraite.

      Réponse
  14. matchingpoints

    Dans « Manon de Source » de Claude Berri, le Papet (Yves Montand) se couche un soir et ne se réveille plus !
    Voilà le rêve. Mais malheureusement la réalité est une toute autre. Pour le moment cela concerne nos parents, après ce sera notre tour ! Si possible, nous aimerions rester chez nous, dans notre environnement…
    Pour votre belle-mère, cela s’est bien passé !

    Réponse
    • Jo

      Se coucher le soir et ne pas se réveiller ! Ce serait parfait.
      Il y a une solution, mais on la trouve en Belgique ou en Suisse.
      En voyant quelques résidents de la maison de retraite qui tiennent à peine assis et ont le regard vide, je me dis qu’une petite pilule pourrait résoudre ce problème, si j’étais dans cet état.
      Un de ces jours, je vais certainement me rapprocher d’une association ‘Mourir dans la dignité’.
      Mon mari dit qu’il faut beaucoup de courage. Oui, mais il en faut aussi pour rester des années à ‘végéter’ dans une maison de retraite.

      Réponse
      • isabelle

        mon père est en maison de retraite, pour la maladie d’Alzheimer. je ne regrette qu’une chose, de ne pas l’y avoir mis plus tôt. chez lui il était complètement perdu, ne reconnaissait plus sa maison, entendait des étrangers dans les pièces, etc. depuis qu’il est « placé », il est beaucoup plus serein.

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        • Jo

          Je pense que c’est la même chose pour ma belle-mère. Quand elle était chez elle, même en bonne santé, elle ne voyait pas grand monde et son univers, c’était sa chambre, cuisine, salon avec la télé.
          Pour les personnes valides, c’est une bonne solution pour ne plus être isolé.
          Pour ceux qui ne peuvent plus rester chez eux, cela devient la solution par défaut, mais pas forcément une mauvaise solution.

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      • isabelle

        vous soulevez une question très délicate. lorsqu’on est en position de prendre une décision, oui, effectivement, il est plus digne de choisir.
        mais que faire pour les personnes qui ne sont « plus là » ? j’interviens avec mon chien dans une maison de retraite, comme bénévole, et il y a quelques personnes dans cet état. souffrent-elles ? y-a-t-il encore quelqu’un dans ces corps ? a-t-on le droit de prendre cette décision pour elles ?
        j’avoue pour ma part ne pas avoir de réponse

        Réponse
        • Jo

          Moi non plus, je n’ai pas la réponse mais le bon sens, c’est de les protéger.
          Pour ça, il ne reste qu’une structure ‘fermée’. Ce n’est pas une prison, c’est un lieu où l’on prend soin d’eux, au moins de leur physique.

          Réponse

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