Du sur-mesure pour nos livraisons.

 

Elle était belle l’ histoire du Père Noël !  Avec ses petits lutins, il fabriquait les jouets. Puis, il se mettait en route avec son traîneau et ses rennes et livrait tous les enfants du monde dans la même nuit, à domicile, sans supplément. Sacrée logistique !

Souvent, on rêve d’avoir un Père Noël à notre disposition. Et pourquoi pas en avril ou en juillet, à 7 heures du matin ou à 22 heures. On imagine un monde où nous serions livrés juste en claquant des doigts.

Pour coller à nos attentes, des chercheurs travaillent à satisfaire nos désirs avec une livraison très rapide.

C’est devenu l’enjeu du commerce en ligne.

On ne veut plus passer deux ou trois heures par semaine à faire : voiture-caddie-caisse-coffre-rangement.

A quelques semaines des fêtes, personne n’a envie d’aller en ville, pour acheter tous les cadeaux. Il pleut,  il fait froid, c’est la bousculade dans les boutiques et les files d’attente sont interminables … C’est un calvaire !

A la campagne, nous sommes souvent livrés par le facteur. Nous pouvons récupérer nos articles dans des points-relais. Pour nous, le standard est à J+2, après la commande.

Le numérique et l’automatisation ont fait bouger le système. Dans les années 70, quand on commandait à La Redoute, le colis était livré en 10 jours environ.

Actuellement, dans les grandes villes, les clients peuvent exiger la livraison dans la journée, voire dans l’heure.

Le secteur de la livraison est en pleine mutation.

On peut ‘presque’ tout avoir à domicile : un petit déjeuner à 8 heures, une pose de vernis à 15 heures et un dessert à 22 heures.

Si ça se trouve, dans quelques années, on arrivera dans la salle de bain, mal réveillé … Et là … plus de dentifrice ! On dira ‘dentifrice’ à haute voix. Un algorithme sélectionnera l’article et 20 minutes plus tard, un livreur sonnera à notre porte, avec le produit.

J’ai lu, qu’aux Etats-Unis, des sociétés étudient des possibilités de livraisons d’aliments directement dans le frigo ou des dépôts de colis dans le coffre des voitures. Avec des serrures et des caméras connectées, tout sera livré , en un temps record.

Dans ce monde où tout sera à portée de clic, plus question d’aller flâner devant les boutiques. Elles n’existeront plus. Les vitrines seront uniquement sur nos écrans.

Nous aurons, sans doute, au moment du pic de Noël, des télescopages de drones dans le ciel.

Le monde sera cloisonné. Nous aurons, d’un côté, ceux qui exigent d’être livrés très rapidement et, de l’autre, des livreurs sous-payés, chargés d’exaucer les désirs de leurs clients. Ils deviendront les nouveaux esclaves du capitalisme.

C’est malheureusement la tendance qui se dessine avec ces innovations.

Et tout ça pourquoi ? Parce que nous devenons incapables d’anticiper.

Faire des listes, faire les courses, c’est au-dessus de nos forces.

 

Photo à la une : Designed by Freepik

25 Commentaires

    • Jo

      Trop mignon. A la maison, nous avons un problème. On dit qu’un chien ne comprend que la 2eme syllabe de son nom. Jusque là tout allait bien mais Inès vient d’arriver et on passe notre temps à lui dire ‘Coucou Inès !’, en espérant qu’elle comprenne. Et le chien ne fait pas la différence entre Inès et Hermès. Il rapplique aussi et se demande bien qui est ce nouvel intrus qui pleurniche et qui s’appelle ‘presque’ comme lui.

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      • Visiteuse

        ahaha!!! vous m’avez bien faite rire !

        J’ignorais que le chien ne comprend que la 2ème syllabe de son nom.
        Pour m’amuser, j’ai appris à ma chienne la langue des signes, bon c’est assez succinct en vocabulaire mais porte sur l’essentiel : manger, dormir, jouer, sortir et la boucler…,

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  1. Visiteuse

    J’ai vécu 7 ans dans un « lieu dit » en pleins champs à se faire ravitailler par les corbeaux.
    C’était pas le top. Heureusement qu’Amazon était là à me faire la conversation en plus de ses livraisons éclairs.
    Et puis à 41 ans j’ai passé mon permis de conduire.
    Un moment, cela m’a donné des ailes et plus d’envies mais très vite, je suis revenue à ce que j’aime le plus : la prospection en friperie et vide-greniers – bénies soient les « fashion victimes » !

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    • Jo

      Je me transforme un peu en ‘mère la morale’. En fait, si je trouve un super plan sur une vente privée, je vais sauter de joie et, sur le moment, je ne penserai pas au pauvre livreur qui va en baver pour me livrer.
      J’aimerais beaucoup être parfaite en tous points mais je suis tellement loin de ça.
      Cet après midi, chez le boucher, j’ai acheté une barquette de rillettes. Ce soir, avec un verre de rouge, nous avons mangé toute la barquette avec les 3/4 d’une baguette. Un délice ! Par contre, on est loin du repas équilibré. Comme je n’ai peur de rien, et surtout pas du ridicule, je peux préparer un billet sur les vertus des bâtonnets de légumes, à l’apéro. Les contradictions ne me font pas peur …

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  2. Lou

    Habitant à la campagne et dans un village, j’ai tout de même la chance de pouvoir acheter la meilleur viande de la planète 😀 Notre boucher est très connu dans la région et je ne vais jamais commander dans les drives qui portant ne sont pas très loin de ma maison. Je file directement chez lui et j’espère continuer pendant longtemps.
    Par contre, je suis une adepte de la VPC ! Vêtements, chaussures, parfum ! Avec nos emploi du temps, je préfère. Et puis, faire les boutiques…ça m’épuise !
    Bonne journée…pluvieuse.

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    • Jo

      Moi aussi, j’ai mon boucher attitré. Je dois traverser toute la ville, galérer pour me garer mais je ne le laisserai pas tomber. J’achète une majorité de mes vêtements en ville, c’est plus facile pour la taille et la coupe des pantalons.
      Par contre, je ne vais pas faire les boutiques toutes les semaines. J’ai des vêtements très basiques et je dois reconnaître que je fais durer, je peux les porter pendant 5 ans. Je ne suis pas fan de mode, maquillages et bijoux.
      C’est vrai, la pluie vient d’arriver. Bon week-end.

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    • Jo

      un peu, oui. Amazon et ses petits copains vont nous enserrer dans leurs griffes pour ne plus nous lâcher.
      Bon week-end quand même.

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  3. Janachète

    Il m’arrive quelques foid de commander en ligne .
    Surtout les courses alimentaires je ne supporte plus d’y aller sauf pour la viande et les légumes que je prends près de chez moi .Mais par contre si tu m’enlèves la possibilité de flâner dans les boutiques c’est la déprime assurée.
    J’apprécie les livraisons de pizzas ok
    Mais de là à devenir une accro des livraisons à domicile il y a loin.
    Et j’espère qu’on en arrivera pas au tableau que tu nous a dressé. Sniff !
    Bises Jo !

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    • Janachète

      Et excuse les fautes d’orthographe mais ce orange sur bleu je ne vois pas ce que j’écris

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      • Jo

        Je vais le modifier, si tu veux. Je n’avais pas pensé que ça pouvait être gênant.

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    • Jo

      De toute façon, les américains vont tester ça avant nous. Et ces méthodes de vente mettront au moins 10 ans pour traverser l’Atlantique . ça nous laisse un peu de marge
      Je suppose que tu es prête pour le Black Friday, encore un truc qui vient des Etats Unis.
      Bises

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  4. Sissi

    « les nouveaux esclaves du capitalisme » : c’est tout à fait ça. Il y a déjà plus d’une dizaine d’années, j’avais commandé un matelas sur catalogue. Le livreur était seul alors qu’il s’agissait d’un article lourd et encombrant. Il ne pouvait pas se garer devant chez moi et avait donc dû traîner seul ce lourd matelas. Cela m’avait fait vraiment mal au cœur et j’étais gênée puisque c’est moi qui avais commandé. Et ce n’est pas mon pourboire qui pouvait réparer son dos abîmé. Avant les livreurs étaient 2 : un chauffeur et un livreur, et ils portaient à 2 les choses lourdes. Maintenant ils sont seuls la plupart du temps et doivent livrer à une cadence infernale en échange de bas salaires.

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    • Jo

      Nous avons un ami qui était livreur en région parisienne. Il a le dos en compote maintenant.
      il avait quand même le temps de faire quelques petites pauses. Maintenant, les livreurs sont suivis à la trace et doivent respecter les cadences fixées par ce fameux ‘algorithme’.

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  5. La Baladine

    QUOI??? 20 minutes avec la bouche pâteuse, la langue en bois et l’haleine chargée matinales??? Je dis NON!!! Si le dentifrice ne tombe pas dans les 20 secondes sur le bord du lavabo, ça n’a aucun intérêt…
    😛

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    • Jo

      Dans ce cas, il y a la méthode de mes parents. Ils ont tout en double, en triple … Les placards débordent.
      Les privations de la guerre ont laissé des traces.

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  6. Daphné @ be frenchie

    Sais-tu que le Corbusier avait installé à l’entrée de chaque appartement de la Cité Radieuse une boîte de livraison de produits frais. C’était dans les années ’50, les appartements n’étaient même pas encore équipés de frigos, et pourtant, l’idée était déjà là.

    Un grand avantage de la livraison pour moi, c’est que cela me permet d’accéder, depuis ma lointaine province, à des produits introuvables ici. Cela permet aussi de créer un peu plus d’équité entre territoires. 😉

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    • Jo

      Oui, moi aussi, j’apprécie les livraisons de produits introuvables en Corrèze. C’est le facteur qui me les porte, le plus souvent.
      le Corbusier était un visionnaire.
      J’ai beaucoup aimé ta liste de jouets. Je n’ai même plus de temps de te laisser des commentaires. Je prépare mon bilan de compétences et surtout, je vais voir le bébé Inès qui commence à sourire.

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      • Daphné @ be frenchie

        On a beaucoup déformé ses projets – à force de s’abriter derrière un pathétique « c’est inspiré de Le Corbusier » face à chaque tour de béton, les gens ont fini par détester cette idée. Pourtant, ce principe de village à la verticale qui crée du lien et permet de mutualiser les équipements fait sens aujourd’hui et répond bien à nos besoins.

        J’espère que ton bilan de compétences t’ouvre des perspectives intéressantes <3

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        • Jo

          C’est vrai, Le Corbusier, ce n’était pas que du béton, il avait une bonne vision du vivre-ensemble.
          Pour mon bilan, j’avance mais mes prochains rv sont mi-janvier. Faut pas être pressé !

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  7. matchingpoints

    Nous essayons de faire de la résistance ! Sans renoncer à 100% aux sites qui sont parfois très utiles, nous privilégions les commerces traditionnels : les livres dans une librairie, les produits de beauté à la parapharmacie ou en pharmacie, etc.
    Mais c’est aussi une question de génération. Nos enfants vivent autrement.
    Peut-être un jour y aura-t-il un revirement ?

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    • Jo

      Nos enfants ne consomment pas comme nous, c’est vrai.
      Le Drive est bien pratique quand on a un bébé. Je crois que notre génération est sensible à la disparition des commerces. Moi aussi, je commande les livres dans une petite librairie, il y a toujours du monde, c’est rassurant.

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  8. Solange

    CC Jo,
    Tu n’as pas tord pour ma part je privilégie quand même les commerces de proximité, je n’habite pas à la campagne mais dans une petite ville et je commande ce que je ne trouve pas près de chez moi mais c’est l’évolution de la société! J’espère vraiment que les boutiques existeront encore car rien de tel que de faire un tour de shooping entres copines!!!
    Bonne journée, bises

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    • Jo

      J’aime beaucoup les petites boutiques. J’aime beaucoup moins les grands centres, à la périphérie des villes, où sont regroupées toutes les grandes enseignes. J’ai des amis qui adorent y passer du temps, sous les néons blafards. On a l’impression de faire des affaires avec les prix cassés mais au final, on achète trop et souvent des trucs inutiles.
      Bon week end.

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