l’autopromo sur les réseaux sociaux.

En ce moment, ma vie est affligeante de banalité. Je m’occupe surtout de mes parents qui ont des ennuis de santé.

Je pourrais donner des nouvelles, en postant une photo de la chambre d’hôpital et je sais que ma petite communauté serait là pour me donner du courage.

Je pourrais tricher, apparaître sur une plage avec un hashtag ‘Vacances, j’oublie tout‘ et compter les ‘like’.

Un ‘like’, ça ne veut pas dire grand-chose. Il y a quelques mois, un œuf a enflammé Instagram. Cette photo a été likée par 26 millions d’internautes.  Comment expliquer cet emballement ?  C’est un record absurde. Des œufs,  on en a tous dans notre cuisine et personne ne s’écrie – Amazing ! en voulant faire une omelette.

Instagram nous fait perdre la raison.

Il m’arrive d’aimer quelques ‘mignonneries’, de suivre mes copines virtuelles qui, comme moi, ne se prennent pas la tête. Parfois, on tombe sur de petites merveilles, comme Anne, le chien à taches, qui poste de sublimes photos ou Chiffons and Co, pour le plaisir des yeux.

Ces dernières semaines, je me suis désabonnée de quelques comptes.

Les images étaient, me semble-t-il, bien trop parfaites pour être honnêtes.

Dans ce cas, c’est une impression, je n’ai aucune preuve.

Par contre, pour certaines personnes que je connais, je sais que leurs photos sur les réseaux sont en décalage avec la réalité.

C’est une publicité permanente, une autopromotion et pas question de décevoir les abonnés. On offre une ‘ambiance’, ça dégouline de bienveillance.

Quand on les croise, ce n’est pas pareil. Elles sont stressées, ont des problèmes au travail, des difficultés à gérer leurs ados. Bref, elles sont au bord de la crise de nerf.

Un exemple : Une fête des mères qui se termine en règlement de comptes et on poste un joli bouquet, avec des cœurs, beaucoup de cœurs.

Quand la vie dérape, on peut lever le pied sur les publications.

10 Commentaires

  1. dame skarlette

    Hello, je ne passe pas souvent j’en suis navrée mais le mot Instagram m’a fait réagir. Je déteste cette application. Je tiens un blog depuis plus de 9 ans qui marchait très bien, je ne vais pas me plaindre, mais depuis l’arrivée de IG tout a changé. Entre les personnes qui ont trouvé le bon filon et qui s’inscrive achètent leurs followers, leurs likes, et se font inviter où sont couvertes de cadeaux en racontant leur vie ou en postant un crouton de sandwich ou une tasse de café prise le matin. Franchement je n’en peux plus. Moi même je n’aime pas raconter ma vie, j’ai des problèmes tout comme toi (et j’espère que ça va mieux de ton côté) mais m’étaler ainsi un peu de dignité. Quant à celles qui sont devenues de réelles régies publicitaires. A vrai dire je suis sur IG parce que pour mon blog je me dois d’y être mais autrement je n’y serai pas. Je ne sais jamais quoi poster. Je fais plus de stories pour montrer à mes lecteurs les évènements auxquels je me rends. Je suis donc comme toi pas une adepte de IG. Merci pour ce billet qui permet de voir qu’il y a encore des personnes ayant les pieds sur terre. Belle journée

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    • Jo

      Merci de ta visite. Le problème, dans ton cas, c’est la visibilité et tu es ‘obligée’ d’être présente sur tous les réseaux. C’est aussi le cas des entreprises qui n’ont pas de crédibilité si elles n’ont pas un site et une présence sur les réseaux. C’est le passage obligé maintenant.
      Les stories, c’est différent, c’est plus spontané. Je suis quelques blogueuses et mes filles qui postent parfois les ‘pitreries’ des enfants.
      Laissons ceux qui ‘poussent du coude’ pour avoir les premières places. Au final, seul un contenu de qualité fidélise les lecteurs.

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  2. Ours

    Du virtuel d’insta À la réalité il
    N’y a qu’un pas:-)

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    • Jo

      Et réciproquement, mais certains en abusent.

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  3. Sissi

    Oh Jo, je te souhaite beaucoup de courage. Je sais que ce n’est pas facile. Il y a l’hospitalisation et ensuite le retour à la maison à gérer. Mon père a été hospitalisé en novembre dernier et j’étais près de lui. J’essaie d’y être le plus possible car je suis tellement heureuse d’avoir encore mon père même s’il vit à 400 km de moi. La différence avec toi, c’est que je n’ai pas de petits-enfants donc je me libère plus facilement. J’espère que tu arrives à te reposer suffisamment et à tout de même prendre soin de toi car comme j’ai coutume de le dire pour bien s’occuper des autres, il faut d’abord prendre soin de soi pour avoir suffisamment d’énergie physique et morale pour le faire mais ce n’est pas toujours facile.
    Je pense bien à toi. Bisous.

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    • Jo

      C’est gentil, ce petit mot. J’ai pu me libérer facilement, les bébés font leurs nuits maintenant.
      Je suis souvent dans ma voiture mais cette Dacia est confortable. Mon père se gère à la maison avec le portage des repas et une femme de ménage. On a ajouté une infirmière qui passe matin et soir pour les médicaments et surtout, ça sécurise tout le monde, ces 2 visites.
      Avec internet, on peut faire les démarches et garder le contact avec leur médecin par mail. ça, c’est pratique.

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  4. Janachète

    Je te suis tout à fait dans ce raisonnement. Moi même je n’ ose pas poster mes misères ou régler mes comptes sur les réseaux. Mais ça fait souvent le buzz !
    Alors beaucoup en usent et abusent .
    Après les like tiennent à peu de choses . Et souvent c’est le pays de Oui Oui .
    Les réseaux sont à prendre avec du recul ou à laisser .
    La vraie vie n’est pas là.
    Prends soin de tes parrents . Là est la réalité.
    Bin après midi Jo .
    Bises !

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    • Jo

      Parfois, je parle de choses qui m’exaspèrent sur le blog mais c’est normal, c’est un blog d’humeurs.
      Il y a quelques années, j’avais posté un commentaire un peu agacé. Pour un magazine (qui n’existe plus), on ne pouvait pas s’abonner à la newsletter car la case date de naissance bloquait en 1970. Je pensais que c’était normal de le dire. Du coup, j’ai eu un commentaire constructif du magazine.
      Mais, comme toi, j’évite de réagir à chaud et de parler de mes petites misères.
      Je te souhaite un bon week-end. Ici, il pleut, comme d’hab.

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  5. matchingpoints

    … où pas, et là on verra les « vrais » amis…

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    • Jo

      A mon avis, les vrais amis se comptent sur les doigts d’une main et ne nous tendent pas la main sur facebook ou instagram.

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