le monde est un premier avril.

 

Cette année, je n’ai pas donné de fausses informations, en ce premier jour du mois. Pas la peine d’inventer, il suffit d’écouter la radio ou de lire la presse. J’ai l’impression que le monde est une vaste farce, que ma vie est un premier avril avec de bonnes et de moins bonnes nouvelles.

Je vais vous donner trois infos qui pourraient être des absurdités, des poissons d’avril.  Ce sont pourtant des théories très sérieuses piochées dans un magazine.

Je suis fascinée par les chercheurs, ces hommes qui passent leur vie, en blouse blanche, dans leur labo et qui doivent faire le long cheminement de l’hypothèse à la preuve. Ils accumulent, examinent et croisent quantités d’expériences. Il faut de la patience et de la concentration.

Comme dans tous les métiers, certains développent d’éblouissantes théories qui changent nos vies, d’autres emploient un peu trop le conditionnel en restant dans des suppositions et les cancres nous donnent des raisonnements absurdes, simplement pour mériter leur gros salaire.

 

Chercheur qui cherche ou chercheur qui trouve

Revenons aux informations piochées dans Sciences et Avenir, j’ai repris mot à mot, sans tricher.

 

les poissons communiquent entre eux par divers sons et vocalisations, mais ils ont des accents différents selon les régions. C’est ce que les scientifiques britanniques de l’université d’Exeter ont constaté chez les carpes grâce à des micros placés sous l’eau.

Il y avait donc, quelque part, des hommes  désoeuvrés qui, pour passer le temps , ont mis des micros dans un aquarium.

Partant du principe que les carpes parlent, ils nous ont pondu un baratin improbable en nous prouvant que ces poissons ont l’accent de Jean-Michel Apathie et de Jane Birkin.  Intéressant ?

 

Deuxième information

 

des chercheurs affirment avoir démontré que la théorie de l’esprit est valable chez les grands singes. Cette théorie désigne la faculté qu’ont les hommes d’attribuer des intentions à d’autres individus. Des scientifiques américains l’ont démontré sur 40 primates auxquels ils ont fait visionner des films mettant en scène un homme et un grand singe (en fait, un homme déguisé) qui cachaient et déplaçaient des objets. En scrutant leurs réactions à l’aide d’un système de suivi du regard, ils en ont conclu que les animaux spectateurs étaient capables d’anticiper les réactions des acteurs. Ils savent donc conceptualiser ce que ‘sait’ un autre.

C’est tout à fait fascinant !  A ce niveau, j’ai bien envie de contacter cette équipe de chercheurs pour leur demander de faire visionner le film Valley of Love, aux primates. Je vous rappelle que, même après trois séances appliquées, je n’ai toujours rien compris à ce film qui met en scène Isabelle Huppert et Gérard Depardieu.

 

Et la dernière information, de la plus haute importance,  qui mettrait en doute l’existence de la matière noire, cette matière invisible et pour l’heure indétectable, qui constituerait 26 % de l’univers. 26 %, c’est beaucoup !

Donc, la matière noire, c’est comme le cabinet noir, on pense que ça existe mais c’est difficile à prouver.

J’ai trop réfléchi, les articles de Sciences et Avenir me font mal à la tête.

Et si on vous dit que les chutes du Niagara vont arrêter de couler, ce n’est pas un poisson d’avril. Pour refaire deux vieux ponts piétons,  l’administration des parcs de l’État de New York envisage rien de moins que d’assécher la rivière Niagara.  Le temps des travaux, l’eau qui dévale, côté américain, sera déviée vers les chutes canadiennes.

Voilà de quoi alimenter vos  conversations de la semaine.

 

Photo  : Designed by Freepik

12 Commentaires

  1. Tara Biscotta

    J’aime beaucoup. Merci pour ce moment de fraicheur et d’humour.

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    • Jo

      Merci, c’est gentil

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  2. Visiteuse

    C’est clair que relever l’absurdité ou les shadokeries dans tous les domaines donnerait du taf à plein temps et à beaucoup de gens. Certains le font mais sans subventions.

    Par exemple, je trouve qu’on devrait comme pour les « Gerards » de la télé, décerner un Prix spécial aux énarques, bureaucrates, technocrates, expertocrates, gestionnaires « masterisés ».
    A tous ceux en fait qui avec beaucoup de ténacité et d’abnégation, mettent leurs cerveaux en surchauffe pour nous construire un Pays à nul autre pareil.
    J’en veux pour preuve (une parmi tant d’autres chef d’œuvres structurels ) l’article ci-dessous.
    Vous verrez…, l’absurdité élevée à un tel sommet force l’admiration !

    https://www.contrepoints.org/2017/04/04/286050-bureaucratie-gere-leau-france

    Et si vous comprenez quelque chose à cela, Alors Chapeau bas !
    —————————————————–
    « tout type d’instrument est appelé passoire, sur lequel on peut définir trois sous-ensembles : l’intérieur, l’extérieur et les trous ;
    La notion de passoire est indépendante de la notion de trou et réciproquement ». Shadok

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    • Jo

      C’est absurde, en effet.

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    • Jo

      Je suis très déçue par ce magazine Sciences et Avenir. En fait, ce sont les potins des labos, untel a découvert ceci, l’autre cela, ça ne fait pas beaucoup avancer le débat.

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  3. Daphné @ Be Frenchie

    Je suis toujours fascinée de découvrir qu’on ne connait qu’une infime fraction du monde dans lequel on évolue. Par exemple, on découvre à peine la manière dont notre cerveau fonctionne. J’adore écouter, par exemple, l’émission Sur les épaules de Darwin, qui mêle si habilement science et art pour nous ouvrir le champ des possibles.

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    • Jo

      Moi, il ne faut pas trop m’ouvrir le champ des possibles parce que ça me perturbe. En ce moment, je lis des trucs sur les plantes et je les regarde maintenant comme des êtres à part entière. Je ne vais pas tarder à parler aux arbres, comme Francis Lalanne. Tu as raison, l’émission Sur les épaules de Darwin, est très bien faite. Bonne semaine à toi.

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  4. Wanda

    Alors si les canulars du 1er avril ne finissent plus le 2, on n’est pas sorti de l’aquarium !

    Pour les trous noirs, je peux prouver leur existence.
    Dans mon ancien chez-moi, il y avait un grenier appelé aussi le « bordelium ». Cette zone attirait la matière des choses et le Chaos ; ainsi, quand un objet disparaît je savais qu’il avait migré dans cet espace, ce qui limitait fortement mon champ de recherches.
    Cependant, j’hésitais à y entrer seule car s’agissant d’un trou noir, j’avais peur d’y être avalée aussi et de m’y perdre sans chemin de retour. Ce qui, vous le reconnaitrez aurait été fort dommage.

    En vrai c’est Visiteuse.

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    • Jo

      J’aime bien le mot Bordelium, ça fait chic pour un tas de trucs sans intérêt. J’avais reconnu le style, dans l’écriture et on ne peut pas être anonyme, même sur un blog, il y a l’adresse IP qui trace la personne.

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      • Visiteuse

        Oui, notre style est une « signature », je me demande également si le genre en est une aussi : Ma question du moment est : Il y a-t-il une écriture sexuée ?
        PIG (Point d’interrogation général). Vous avez la réponse peut-être ?
        En attendant d’en savoir un peu plus, j’ai acheté un bouquin sur les pastiches littéraires pour approfondir (si j’ose dire) le sujet…

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        • Jo

          Je dirais qu’en général, les hommes utilisent des mots précis pour aller à l’essentiel. Les femmes ont plus de fantaisie avec les mots.

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